Il est dit qu’avec un taux d’échec de plus de 90%, les projets de startup sont loin d’être des valeurs sûres… Suivez ici mon parcours du combattant et découvrez si je réussis à tirer mon épingle du jeu!

Anglaise, éperdument amoureuse de Nice depuis 17 ans, je suis chef d’une petite entreprise depuis 2008 et me lance dans un projet de startup très ambitieux.

FRED, une application associée à une plateforme de réservation pour chauffeurs, est pour moi bien plus qu’une startup. C’est une opportunité de prouver qu’une entreprise locale, qui a à cœur les valeurs humaines, peut croître et devenir une multinationale.

Et voici pour “la petite histoire”…

Ma vie d’avant

Rien ne me prédestinait à une carrière entrepreneuriale. D’ailleurs, jusqu’en 2008, aucun de mes proches ne m’aurait décrite comme un “leader”. J’ai toujours était très timide (je deviens rouge écarlate dès que je prends la parole en public). Durant 5 années, j’ai été assistante administrative dans une agence immobilière avant d’être licenciée quand l’entreprise a soudainement mis la clé sous la porte.

Le tournant

Lors de mon premier entretien au Pôle Emploi, il fallait que je choisisse entre “recherche d’emploi” ou “création d’entreprise”. À ce moment précis, le traumatisme du licenciement s’est transformé en une opportunité à saisir. Je ne suis pas née en France, mais j’ai choisi ce pays pour la qualité de vie qu’il offre et les valeurs humaines qu’il défend. Devenir ma propre patronne est la meilleure décision que j’ai prise. Sans l’aide reçue de l’Etat pendant mes deux premières années d’activité, je n’aurais probablement pas eu la chance de découvrir mon âme d’entrepreneuse.

Une entrepreneuse sans métier

Je me suis vite rendue compte qu’il faudrait palier à mon manque de capital et d’expérience par un excès de « débrouillardise ». J’ai pris rdv avec les patrons d’entreprises de locations saisonnières d’appartements qui affichaient une belle réussite dans la région et je leur ai demandé s’ils avaient besoin d’un service en particulier pour leurs clients. Plusieurs ont répondu “des chauffeurs anglophones et fiables”. Quelques mois plus tard, j’avais réussi à obtenir une carte professionnelle, une assurance et une Opel Zafira (la seule voiture que mes finances me permettaient)… « Friend in France » était née. Les entreprises partenaires ont tenu paroles et m’ont donné une chance de faire mes preuves en proposant mes services de chauffeurs VTC à leurs clients. Presque 10 ans plus tard, ces entreprises passent encore exclusivement par ma société pour leurs transports. 🙂

Mon “école de commerce”

Je dis souvent que « Friend in France » est comme mon bébé… Elle m’a souvent empêchée de dormir, elle était très mauvaise pour ma vie de couple, elle n’était pas rentable, je m’inquiétais pour son avenir … mais que je l’aimais!

« Friend in France » existe encore et j’espère qu’elle continuera, car j’ai un profond attachement affectif envers cette boite et son équipe qui m’ont tellement appris.

Je n’ai pas fait d’études supérieures, mais grâce à « Friend in France » j’ai appris sur le tas à gérer une petite entreprise, à créer une équipe et à fidéliser ma clientèle. Mon manque d’expérience m’a parfois coûté très cher mais il m’a aussi permis de créer une entreprise à mon image, selon mes propres valeurs.

Ce “bébé” ne m’a peut-être pas donné un compte en banque à faire des envieux, mais il m’a donné confiance en mes capacités, il m’a permis de surmonter les obstacles, de dépasser mes limites, de communiquer ma vision et de ne jamais baisser les bras… Des resources qui vont me servir pour mon nouveau challenge: FRED!

Comment avez-vous trouvé votre vocation? Ou la cherchez-vous encore?